L’Antre de Softy-Senpaï #2 – Hakoiri Shoujo : Virgin Territory

Hakoiri Shoujo - Virgin Territory (bannière)Il m’a fallu un peu de temps pour me décider d’un premier hentai. Tout le monde peut le lire sans difficulté. Il ne tient qu’à vous de passer le cap et de vouloir visionner celui-ci. Voici un des animes qui m’aura le plus marqué. Pour en avoir côtoyé plus d’une centaine en quelques années, je pense savoir de quoi je parle.

Mais de votre côté, êtes-vous prêt ?


Hakoiri Shoujo : Virgin Territory est à l’origine un visual novel du groupe Courreges Ace sorti en 2010. Une adaptation animée a été conçue par les studios Mary Jane deux ans plus tard.

Résumons les choses : dans la Sakuraya Academy, les filles sont les élites de la société. Leur famille inscrit leur progéniture afin de s’assurer un statut social aisé pour leur descendance. Kannari Masayoshi, enseignant, est populaire auprès de ses élèves grâce à ses nombreux conseils. Néanmoins cela n’est qu’une façade, puisque ce dernier est relativement tenté par l’âge adolescent. Après avoir abusé d’une de ses élèves, il a déjà en ligne de mire une seconde personne, du nom de Kirihara Yukino.

Sans titre 2On assiste dans le premier épisode à tous les moyens utilisés par cet homme sans scrupules : il amène directement sa cible dans son bureau, afin de la droguer sommairement et d’abuser d’elle dès sa première rencontre. Les jours passent, l’enseignant utilise la naïveté de la fille riche afin de faire en sorte qu’elle reste suffisamment docile et préparée. Le genre de mec qui clame haut et fort « je suis un moins que rien en tant que sensei, je vais quitter l’école, mais sache que je t’aime quand même ». Alors qu’évidemment il ne pense à rien de cela.

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Pause sur le visuel : Mary Jane n’a jamais eu de patte artistique spécifique ; ici, nous avons affaire à un dessin assez généraliste, standard pour un anime de l’époque. Pas mal de boucles d’animation sont à prévoir, donnant lieu à des passages saccadés et de ralentis parfois mal foutus et inutiles. Les couleurs sont en outre chaudes et nous confortent à continuer l’aventure jusqu’au bout. J’en profite pour noter que le seiyuu de Yukino (Yui Ogura) est le même que pour Tsundere Inran Shoujo Sukumi, un autre hentai mémorable, ainsi que pour Da Capo III. Sa voix particulière avec un léger accent contraste avec la position de cette femme. Les séquences d’ébats sexuels sont assez longues dans ce premier OAV.

Le second épisode accélère les choses, avec une nouvelle intrigue basée sur de curieux messages SMS envoyés par un anonyme. Ce hentai emmène dans les profondeurs du genre, sans mauvais jeu de mots. La fin est relativement sordide pour Yukino. Car sa vie vole littéralement en éclats en quelques jours, et elle n’a plus conscience de ses erreurs ; la vérité se dévoile, et impuissante, elle se laisse dominer par ses pulsions, pulsions qui se sont « habituées » à cette fatalité.

SSO#2 - Image 04Après l’ending du second épisode, un épilogue nous amène quelques semaines après le tourment de cette jeune fille qui n’a rien demandé… Et c’est encore plus repoussant que jamais. Surtout quand l’élément déclencheur se rend compte de ce qu’il a causé comme dégât. Une cause irréparable autant psychologique que physique. Il faut le voir pour le croire.


Hakoiri Shoujo est une adaptation « brut de décoffrage », qui a su conserver l’idée de départ. Nous avons un nombre faible de personnages (trois), un homme poussé par le désir de la chair, et qui réalise bien trop tard la gravité de ses actes. L’anime prend le parti d’accourir à de nombreuses ellipses ; le manque de profondeur dans le vécu des personnages se ressent. On vit leur périple au jour le jour, sans savoir grand-chose d’eux.

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Qu’en conclure ? Tu as l’instant présent, celui où tu prends plaisir et où on laisse libre cours à ses fantasmes. Toutefois, cela peut se finir sur une prise de conscience ; il faut toujours penser aux conséquences. Une fin audacieuse qui fait constamment réfléchir, de deux filles au mauvais endroit, au mauvais moment. C’est probablement plus ou moins un cas qui pourrait exister dans la vie quotidienne, si on excepte l’extraordinaire facilité pour un enseignant apparemment seul dans un lycée de centaines d’élèves féminins (mais ce n’est qu’un détail, qui contribue à renfoncer le mal-être animant cette œuvre).

La réalité peut-elle dépasser la fiction ? Je vous laisse y réfléchir, le temps que ma troisième chronique arrive. Il est conseillé de se pencher sur le visual novel du même nom, court et palpitant.

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