Les Chroniques de Betshet – Rediffusion

Vous savez, pour qu’un anime me plaise, il faut avant tout une intrigue solide et originale. C’est le coeur même de l’anime, le reste n’est que du bonus. Évidemment, ça compte, hein, par exemple je vous ai déjà dit que j’aimais avoir une belle animation, et un chara foiré ça rebute toujours un peu. Mais ce qui fait toute la différence, c’est généralement une bonne intrigue : voilà pourquoi j’ai bien aimé Phi Brain malgré sa pauvre animation. Bref, tout ça pour dire que l’anime de cette semaine a une bonne intrigue, mais que malgré tout, il possède quelque chose d’encore plus puissant. Parce que le plus souvent, dans les anime pour lesquels j’ai un coup de coeur, c’est pas à cause d’une bonne animation ou d’un scénario en béton. C’est bête, mais c’est parfois un seul détail qui me fait complètement délirer qui va me faire regarder l’anime. C’est le cas ici. Parce qu’on va parler des ailes protégeant la planète, d’un alien sadique, d’un génie travesti et d’une héroïne très intelligente. Si ça ne vous dit rien, vous n’avez pas vu Gatchaman Crowds.

Gatchaman Crowds

Studio : Tatsunoko Production

Date et statut : -Saison 1 : été 2013, 12 épisodes

-Saison 2 : été 2015, épisodes à sortir

Genres : sentai, action, science-fiction

Alors avant toute chose, vous devez savoir ce qu’est qu’est Gatchaman. Sinon je vous assure que vous allez être un peu pommés au début de l’anime. À la base, il s’agit d’un anime des années 70, qui a plus ou moins inventé les règles de base du genre sentai (un groupe de défenseurs de la paix se battant contre des méchants à coups de robots géants / mégazord. Power Rangers est le sentai live le plus connu). Les Gatchaman, à la base, c’est donc un groupe de héros à super-pouvoirs. Qu’est-ce alors que Gatchaman Crowds? Car contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’un remake de la vieille série : à vrai dire, rien ne vous aurait empêché de regarder l’anime sans rien connaître des Gatchaman. Si j’ai jugé utile de vous en informer, c’est d’abord pour votre culture, et aussi parce que sinon, un certain point de l’anime pourrait devenir un défaut. Mais bon, ne pressons pas les choses, et voyons donc le synopsis :

Les Gatchaman sont un groupe de héros combattant les extraterrestres pour maintenir la paix sur Terre. Ils se voient offrir par JJ, un Dieu protégeant la planète, une « aile », c’est à dire la matérialisation de leur âme sous forme d’une armure aux pouvoirs exceptionnels. Ichinose Hajime, lycéenne un peu étrange sur les bords, est nouvelle dans le groupe, et fait connaissance avec ses nouveaux coéquipiers, mais aussi avec les extraterrestres menaçant la Terre, les MESS. Dans un monde où l’application Galax révolutionne l’informatique et les relations entre humains, elle va faire preuve d’une étonnante intelligence et d’une grande lucidité sur le véritable ennemi, qui n’est pas forcément celui que l’on croit…

Alors avant de parler en détail de l’anime, je voulais préciser quelque chose, à propos des Gatchaman en eux-mêmes, c’est-à-dire toute la partie « transformation/combat » que l’on pourrait s’attendre à voir dans un anime sensé être un sentai. Eh bien étonnement, elle est très peu présente. On aura au final l’impression de n’avoir vu que quelques rares transformations et véritables combats. Cela pourrait être un gros défaut, surtout si l’on ne connaît pas la vieille série. En vérité, le format de l’anime est extrêmement court, pour quelque chose du genre : j’aurais vu plus volontiers 24 épisodes pour une histoire comme celle-ci. Seulement, l’intrigue se doit de se conclure au douzième épisode, les combats sont donc finalement passés au second plan, mais si l’on garde en tête que cela est une suite, ça peut prendre son sens. Pourquoi faire un anime de pure baston alors que l’on cherche à faire suite à un sentai pur jus? Évidemment, cet argument ne tient pas debout longtemps, et l’on souhaiterait forcément voir un peu plus d’action au milieu de tout le blabla. Néanmoins, l’anime propose d’excellentes scènes de combat, rares, mais très bonnes.

L’autre point faible lié à ce décalage par rapport au sentai est qu’on se concentre au final très peu sur les membres de l’équipe G en tant que Gatchaman. Leur côté humain est très bien développé, mais il faudra attendre le tout dernier épisode pour voir toutes les transformations des membres de l’équipe, et encore, durant peu de temps. Bref, vous l’aurez compris, même si l’anime porte Gatchaman dans son nom et qu’il se présente comme le successeur d’une série de 40 ans d’âge, il ne cherche pas réellement à y faire suite. Gardez en tête que les Gatchaman sont les « ailes protégeant la planète » et vous pourrez regarder l’anime sans aucun problème, même en ayant jamais entendu parler des anciens Gatchaman.

Les anciens Gatchaman, sans aucun rapport avec les nouveaux.

Passons maintenant au plat principal. Au premier épisode, la chose qui frappe, c’est le personnage principal, Ichinose Hajime.
Faut que je vous dise, Hajime est troisième dans mon top de mes personnages d’anime préférés. C’est simple, il s’agit de l’héroïne la mieux construite psychologiquement que j’aie vue. Bon niveau chara-design, y’en a à qui ça plaira, d’autres non. Pareil pour le doublage, légèrement surjoué peut-être. Par contre, pour le reste… Déjà, la première rencontre avec elle. Parce que c’est important. Les premières secondes de son apparition ne sont pas extrêmement flatteuses : elle nous est présentée comme étant quelqu’un de lunatique, distraite, asociale et même un peu tarée sur les bords. On la voit en classe, en train de contempler ses agendas décorés, dont elle a toute une collection, et faire flipper ses camarades par sa bizarrerie. S’ensuit la rencontre avec JJ, un extraterrestre venu sur Terre pour donner aux terriens la capacité de la protéger : les « ailes » des Gatchaman, donc.

Là, première chose frappante à propos d’Hajime : sa réaction. Elle se retrouve devant un extraterrestre (avec une apparence de vieil homme ok mais quand même) qui se téléporte et lui parle par télépathie, sa première réaction c’est de jouer à cache-cache avec lui. Vu comme ça on dirait presque une handicapée mentale. Elle donne l’impression d’être sans cesse euphorique et sous l’effet de drogues diverses. Toujours souriante, optimiste, bizarre dans ses propos et ses gestes, elle va révéler au fur et à mesure des épisodes sa lucidité hors-norme sur la vie, les hommes, et les Gatchaman. Loin d’être stupide ou handicapée, elle surpasse tous les autres personnages de l’anime de par son intelligence hors du commun, qui lui donne toujours deux coups d’avance. Le problème, c’est que personne ne l’écoute jamais, du moins au début. Du coup, elle arriverait presque à prédire les catastrophes, ou d’autres chose du genre, mais elle parle par énigmes, comme si seule une partie de sa pensée s’échappait, et ça fait que personne n’arrive à la comprendre, et tous la prennent pour quelqu’un d’un peu bête et irresponsable.

Sauf que c’est là que réside la force du personnage : toutes ses actions semblent irresponsable et irréfléchies, mais ce sera vers la moitié de l’anime que tout le reste de l’équipe, qui pensait qu’elle n’était qu’une nouvelle sans aucun sens des responsabilités, se rendra compte de l’étendue de son intelligence. Peu à peu, elle va faire changer l’opinion de tout le monde autour d’elle grâce à ses remarques extrêmement justes et ses actes, qui prennent toujours leur sens, plus ou moins tardivement. Le côté frustrant de l’anime est donc en partie causé par les indices d’Hajime, que seul celui qui regarde l’anime peut comprendre, les Gatchaman n’ayant pas assez de recul pour tenter de saisir le sens caché derrière ses actes et ses phrases. On se prend alors à s’identifier à elle, incomprise au milieu du reste de l’équipe, sans cesse surprenante, toujours très juste dans ses déductions et intuitions, sans que personne ne la croie.

Hajime Ichinose, mon personnage d’anime féminin préféré <3

J’adore et admire le travail derrière la psychologie de ce seul personnage, car même s’il n’était que le seul à être aussi bien construit, le sentiment serait le même. Sauf qu’en fait, c’est loin d’être le cas : tous les personnages disposent d’une psychologie très intéressante, même si la plupart sont plus étroits d’esprit qu’Hajime. On peut citer Pai-pai, le leader extraterrestre à l’apparence d’un panda, qui va passer la plupart de son temps à engueuler Hajime, sans saisir le sens derrière ses actes, puisqu’il ne cherche même pas à les comprendre. Il pose la question du rôle du leader, puisqu’il est à ce poste tout en étant lâche et peureux. Au fil de l’anime, cette question va se développer au fur et à mesure des évènements et des remarque d’Hajime, toujours très exactes, et même si cela restera un sous-thème relié à Pai-pai, il n’en est pas moins très bon. Et c’est ainsi pour chaque personnage de l’anime : Jou pose la question de la combativité, Utsutsu celle du sacrifice, Sugane celle du respect des règles, et enfin O.D, deuxième personnage le plus intelligent, qui est le seul à comprendre la démarche et les pensées d’Hajime, celle du prix de la pouvoir. Je ne vais pas développer toutes ces problématiques reliées à chaque membre de l’équipe G, car ce serait du spoil et ça serait beaucoup trop long. Néanmoins, vous noterez que pour un anime étiqueté combat, on y trouve au final beaucoup plus de psychologie qu’autre chose. Vous vous rendez compte? Chaque membre de l’équipe G possède sa propre sous-intrigue, développée à part égale avec celle des autres, en treize épisodes seulement. Cela réclame un travail incroyable, et pourtant, on a ici effleuré qu’un petite partie de l’anime.

On continue avec Galax. L’anime se déroule dans un futur proche, où une application, Galax, est en train de révolutionner les rapports entre humains. En effet, chaque fois qu’un incident survient, ou qu’un utilisateur demande de l’aide, qu’il soit personnel ou autre, un autre utilisateur proche est prévenu que ses capacités sont requises pour telle ou telle tâche. Ainsi, les hommes interagissent de plus en plus entre eux, créant des liens et des réseaux d’amis, qui ne sont alors plus que de simples amis virtuels. Le but de Galax est de « mettre à jour » le monde, à travers ces petites actions que chacun peut réaliser facilement. Malheureusement, plusieurs fois dans l’anime, la fiabilité de Galax est remise en cause par les personnes les plus âgés, qui ne font pas confiance aux informations données par l’application.

Franchement, j’adore ce concept. Rien que parce qu’ils ont réussi à caser des problèmes se posant sur l’être humain en général dans un anime de combat contre extraterrestres et super-héros. Ensuite, parce que loin d’être un simple élément secondaire, Galax va au contraire être un des principes fondamentaux de l’intrigue de l’anime. Mais on verra ça plus tard, parce que l’important n’est pas tant Galax en lui-même, mais comment les personnages vont s’en servir. Déjà, reparlons un peu d’Hajime. Oui, j’ai pas fini d’en parler, de celle-là. Son rapport à Galax est un bon exemple de sa lucidité sur le monde et les humains. On peut citer le moment où (no spoil promis) elle se fait insulter copieusement sur Internet. Elle sort alors à ses amis : « je m’en fiche, je ne connais pas tous ces gens. Et de toute façon, si je ne veux plus les entendre, j’ai juste à faire ça! », avant d’éteindre son téléphone.
Je trouve. Cette scène. Incroyable. Hajime brise tous les clichés dans ce genre de situations grâce à son intelligence. Cette simple phrase montre absolument toute l’étendue de sa compréhension des technologies modernes et de l’homme, et je trouve ça vraiment génial. Galax est dans l’anime un moyen pour Hajime d’exprimer son immense philanthrope : on la voit inviter ses amis virtuels à des conventions IRL de découpage / collage pour les victimes d’accidents, faisant d’eux, non plus de vagues connaissances virtuelles, mais bien des amis réels. C’est ainsi qu’elle a pu se lier d’amitié avec le maire et le capitaine des pompiers de sa ville, entre autres.

À travers Galax, plusieurs thèmes intéressants sont développés, avec la volonté d’inscrire l’anime dans son époque.

L’autre intervention de Galax se trouve dans l’instantanéité. Plusieurs fois dans l’anime, on verra les commentaires des gens en direct, et ça introduit donc une mécanique intéressante, puisque les personnages vont pouvoir, eux aussi, interagir avec les internautes. Hajime est très orientée vers la « communication », et ce concept-là va s’ajouter au reste sans que vous y fassiez trop attention, tout en soulevant multitude de questions et de réflexions.
Mais le rôle de Galax ne s’arrête pas là. En effet, après quelques épisodes d’introduction, on fait connaissance avec Rui, créateur de Galax et de X, l’intelligence artificielle qui le gère. Entrent alors en scène les Crowds. Arrivé là, je me vois obligé de vous spoiler un peu. En effet, dans le résumé, je vous ai parlé des MESS, ces extraterrestres que chassent les Gatchaman. Eh bien sachez qu’on ne les verra que durant deux épisodes. Je ne vais pas vous révéler comment et pourquoi ils ne seront plus au coeur de l’intrigue, mais on observe carrément un changement d’adversaire au tout début de l’anime… Ça fait quand même un gros trou dans la logique du scénario. À quoi ont-ils servi, ces méchants? Pourquoi les avoir fait disparaître? Bref, un pan de l’intrigue légèrement inutile et inexplicable.

Mais retournons sur les Crowds. Ils seraient, d’après Rui, la manifestation physique de l’âme des gens. Il aurait donné le pouvoir d’invoquer les Crowds à une centaine de personnes, dans le but de mettre à jour le monde, et au final, c’est plutôt une bonne chose. On voit ainsi les Crowds secourir des personnes victimes victimes d’accidents, là où un humain normal n’aurait pas pu intervenir. On suit donc Rui pendant quelques temps, sans vraiment comprendre son importance ou son intérêt, jusqu’à ce qu’entre enfin, après tous ces épisodes d’introduction, le vrai méchant de l’anime : Berg-Katze.
Me voilà confronté à un problème, vu que lui, il fait son apparition après quelques épisodes déjà, donc si j’en parle, ça va spoiler. Mais en même temps, y’a tellement d’éléments intéressants dans cet anime que j’ai envie de parler de tout. Bref, pour éviter de trop en dire, sachez que contre ce méchant, il n’y aura quasiment aucun combat. Le principal combat sera  psychologique, un combat de philosophies et de pensées entre Hajime et Katze, car les deux, malgré leurs opinions différentes, se comprennent parfaitement mutuellement. Katze remarque dès le début le grande intelligence d’Hajime, et malgré son attitude sans cesse moqueuse (entrecoupée de scènes où il est plus psychopathe qu’autre chose), il sait qu’il vaut mieux ne pas la sous-estimer. Entrera également en jeu sa relation avec Rui, à qui il a conféré le pouvoir des Crowds, avec O.D et Jou, bref, un méchant également très bon.

Je pense avoir fait le tour de la plupart des thèmes et éléments principaux de l’anime. Si l’abondance de ceux-ci vous perturbe, retenez juste que Gatchaman nous propose de multiples voies de réflexions qui partent un peu dans tout les sens, mais qui finissent toujours par s’entrecouper et à revenir plus ou moins à Hajime, l’élément qui va au final résoudre les problématiques de chaque personnages et toutes les autres questions liées à l’humanité dans l’anime.
Pour ce qui est de la forme, elle est, elle aussi très bonne. Le chara-desing est plutôt particulier, surtout pour Hajime, mais sans plus. L’animation est fluide, vraiment très colorée, et rend les combats magnifiques. Les décors sont eux aussi colorés, surtout pour ce qui est de la base des Gatchaman. Elle est tordue, désordonnée, part dans tous les sens et assemble les couleurs n’importe comment, c’est juste un détail, mais j’ai vraiment apprécié le desing de cette base. L’OST est excellente, je vous conseille d’en écouter quelques morceaux. Elle montre bien le côté « moderne » et nouvelles technologies vers lequel s’oriente l’histoire, avec un style électro mêlé de dubstep, qui rend vraiment bien dans les scènes de combat ou d’action. Enfin, le doublage, parce qu’il est assez spécial. Pour la plupart des personnages, rien de spécial, c’est particulièrement pour Hajime, O.D et Katze qu’on aura l’impression qu’ils sont surjoués, que leur voix est forcée et exagérée. D’habitude y’a bien un ou deux personnages qui sont comme ça, mais là c’est encore plus flagrant et dérangeant. On peut se dire que ça fait partie de leurs personnages, parce qu’effectivement, ils ont sans cesse l’air de surjouer dans l’anime. Peut-on considérer ce doublage comme un défaut? Moi ça m’a un peu dérangé, franchement, surtout pour Katze, puisqu’on a jamais réellement l’impression qu’il est méchant dans sa façon de parler. Seuls ses actes et son visage en feront un réel méchant.

Berg Katze, alien androgyne, antagoniste de l’anime.

Mais bref, ce n’est pas ici le défaut le plus important de l’anime. Parce qu’évidemment, développer autant de choses intéressantes dans une seule oeuvre, ça pose des problèmes. Principalement au niveau de la longueur, ici. 13 épisodes, disons-le, ce n’était vraiment pas assez. On aura eu presque aucun combat, ou en tout cas très peu par rapport à ce que l’on pourrait attendre d’un anime avec des personnages qui ont des armures avec des pouvoirs sur-cheatés, et même sans ça, si la plupart des thèmes de chaque personnage est traité, on aura l’impression qu’il reste certains trous scénaristiques, ou bien que le développement aura été bien trop rapide. On aurait aimé avoir plus de scènes où l’on voit les personnages changer. Certes, on voit une évolution, mais bien trop rapide. Bref, ou bien le format était mal choisi, ou bien l’anime était trop ambitieux. Mais ce n’est pas plus mal à mon sens : vaut mieux être ambitieux et original, quitte à ne pas pouvoir tenir toutes ses promesses, plutôt que de faire quelque chose de pauvre et peu original. Là, certes, l’anime part un peu dans tous les sens, s’égare parfois, voire perd quelques bouts d’intrigue en cours de route, mais c’est ce qui fait son charme, cette abondance d’éléments divers et presque hasardeux, mais malgré tout excellents.

Au final, on aura très difficilement pu cerner ce qu’est réellement Gatchaman Crowds. Est-ce un sentai, un anime de baston, de psychologie, ou d’autre chose? Il est difficile de réellement critiquer l’anime entier, tellement il est bon dans ce qu’il fait, même avec autant de sous-intrigues et de pistes de réflexions sur l’humanité, à la fois à travers Hajime, Katze, Rui et les Crowds, ou encore JJ. Bref, l’anime idéal pour moi qui adore trouver ce genre de réflexions dans un anime. Si en plus les combats, bien que rares, sont excellents, je ne peux qu’applaudir le travail accompli. Pas étonnant donc qu’une deuxième saison ait été produite. J’espère que vous l’attendez aussi impatiemment que moi o/

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