Les Chroniques de Betshet #3

Mangas en vrac

High Score Girl :


Une romance toute mignonne se déroulant au début des années 90, où l’on suit Haruo Higuchi, un garçon de primaire fan de jeux vidéos, passer son temps à la salle d’arcade sur des jeux cultes comme par exemple Street Fighter II. Un jour, sa rencontre avec Akira Oono, une fille de sa classe qui le bat plus de 30 fois de suites à son jeu favori va bouleverser ses habitudes. Lui qui se pensait fort, il va vite se rendre compte de l’incroyable habilité d’Oono, file d’une famille riche, sans grande liberté dans ses loisirs, mais pourtant passionnée elle aussi de jeux vidéos.
Le manga est découpé en plusieurs arcs, chacun relatant une période de la vie d’Haruo. Le premier, en primaire, est centré sur la rivalité entre les deux personnages, qui devient peu à peu, à travers les jeux vidéos, une amitié.


Puis l’arc se finit avec le départ d’Oono à l’étranger, et le suivant pend place durant les années de collège du héros, qui a continué à bâcler ses études pour passer son temps à jouer. On suit alors la construction d’une amitié avec une autre fille de sa classe, Hidaka Koharu, qui cherche à comprendre comment Haruo peut ainsi passer tout son temps libre à jouer, et va commencer à s’intéresser aux jeux vidéos, guidé par celui qu’elle commence peu à peu à apprécier. Puis l’arc du collège commence réellement avec le retour d’Oono, quelques années après son départ, et l’étrange atmosphère entre les deux personnages lorsqu’ils se retrouvent après tant d’années. L’histoire va donc tourner autour de la réconciliation d’Oono et d’Haruo, et des sentiments que ce dernier va commencer à développer pour son amie d’enfance.

Enfin, le dernier arc, toujours en cours, raconte les années au lycée des personnage.
Ce manga est intéressant pour deux raisons. Tout d’abord, il prend place il y a plus de vingt ans, en décrivant un univers que la plupart des joueurs d’aujourd’hui n’ont pas connu : la période arcade. Les jeux cités sont tous réels (ce qui a d’ailleurs causé des problèmes judiciaires au manga pour cause de droits d’auteurs, la maison d’édition ayant les droits des jeux de Capcom, mais pas ceux de Square Enix), et ça donne un sentiment de réalisme assez accrocheur à l’univers du manga. Les personnages font face à des tas de problèmes inhérents à l’époque, comme le manque d’argent pour pouvoir continuer un jeu, le vandalisme des bornes auxquelles ils manque des boutons, les bagarres entre mauvais perdants, les parents stricts interdisant l’achat des consoles de jeu… Tout ça va permettre aux protagonistes de se rapprocher, en plus de rajouter du réalisme au cadre.
Ensuite, la relation entre Haruo et Oono est juste incroyablement mignonne. Elle, elle ne parle pas beaucoup et affiche peu d’expressions, aussi Haruo ne sait jamais vraiment ce qu’elle pense. Néanmoins, au travers des jeux, il va réussir à la comprendre et à la connaître, lui qui à la base voulait simplement lui montrer qu’il était plus fort qu’elle aux jeux. Leur relation passe par beaucoup de stades, et c’est un plaisir de les voir évoluer au fil des années, en même temps que des problèmes d’avenir se posent pour le héros.
Bref, si vous cherchez un manga pas trop long et sacrément mignon, je vous le conseille. Mais le manga n’est pas encore fini, et c’est un mensuel, donc si vous rattrapez la parution, vous devrez patienter quelque temps entre chaque chapitre.

Clockwork Planet :


Un manga d’aventure / action qui se déroule dans un monde fantastique où la Terre entière, qui s’était arrêtée de tourner, a été réparée par un ingénieur légendaire qui a reconstruit la planète avec des engrenages gigantesques. Sur ces engrenages se sont développées des villes dans lesquelles se sont installés les humains. Naota Miura est un jeune lycéen asocial doué d’une ouïe extraordinaire, qui lui permet d’entendre à la perfection les vibrations et les bruits des engrenages, mais qu’il doit atténuer avec un caque anti-bruits en permanance. Ainsi, il a développé grâce à cette capacité un grand talent pour l’horlogerie et la mécanique, qu’il adore plus que tout. Sa vie change quand un container tombe sur sa maison, la réduisant en miettes. À l’intérieur se trouve un corps robotique féminin fait d’engrenages, qu’il tente de réparer malgré son incroyable complexité. Lorsqu’il y arrive, en moins de trois heures, le robot, qui se présente sous le nom de RyuZU « YourSlave », lui demande de l’accepter comme servante. Après quoi, il va également rencontrer Marie Bell Breguet, l’une des meilleures mécanicienne au monde et maître de la guilde des ingénieurs, chargée de l’entretien de la planète d’engrenages, ainsi que Vainney Halter, son garde du corps et ami. Ensemble, ils vont tenter de déjouer les plans de l’armée, qui tente de prendre le pouvoir sur le monde, et devenir à eux quatre les plus grands terroristes de l’histoire.


Franchement, c’est un manga super cool. Les premiers chapitres sont passionnants, l’auteur a un véritable arc de la mise en scène, les personnages sont tous super classes, et les dessins sont absolument magnifiques. Rien que le concept est très attirant, et le monde d’engrenages donne du rêve. Bref, si vous cherchez un bon manga, beau et captivant, lisez Clockwork Planet. Malheureusement, il s’agit encore là d’un manga mensuel, et seuls une quinzaine de chapitres sont sortis à l’heure actuelle. Encore une fois, il vous faudra être patients.

Spirit Circle :


Spirit Circle, c’est un des mangas les plus prenant que j’ai pu lire. On est complètement emportés dans l’histoire, à tel point que j’étais parfois en apnée durant quelques chapitres.
L’histoire, c’est celle de Fuuta Okeya, un lycéen comme les autres, avec une étrange marque de naissance sur la joue, qu’il couvre par un pansement. Un jour, une élève nommée Kouko Ishigami est transférée dans sa classe, qui se distingue de par la cicatrice qu’elle porte sur le front et qu’elle n’essaie pas de cacher. Il tombe immédiatement sous son charme. Seulement, elle va lui révéler qu’elle est ici pour le tuer, à cause de quelque chose qu’il aurait fait dans une vie antérieure. Seulement, avant cela, il doit se souvenir de 7 autres vies qu’ils a vécues en compagnie des réincarnations de Kouko. Ainsi, en parallèle de sa vie au lycée, Fuuta va revivre, à l’aide de son cercle spirituel, légué par sa toute première incarnation, ces vies antérieures, dans lesquelles son destin et celui de Kouko ne cessent de s’entremêler.


Spirit Circle, c’est très simple : c’est 7 vies. C’est tout. À chaque nouvel arc, on suit la vie d’une des réincarnations du héros, de Kouko et de ses amis, qui à chaque fois partagent des liens différents. Ainsi, on a une vie se déroulant en Égypte antique, une dans une tribu d’indigènes vivant dans une forêt, une autre dans un Japon féodal, et même certaines dans le futur ou dans un univers parallèle. Et à chaque fois, absolument tout change dans la vie de l’homme que l’ont suit. Parfois, il meurt jeune, après une histoire tragique, parfois vieux après une vie sans incidents. Au fil des vies, des révélations sont faites sur les héros, comme l’origine de leurs marques respectives, ou des indices sur le crime qu’a commis la toute première incarnations du héros, instigateur de tout cela. En tout cas, chaque vie est une merveille d’émotions. À chaque fois, le héros se réveille en pleurs sous le choc, et le brusque retour à la réalité après parfois plus de vingt chapitres à suivre l’une des vies est souvent très rude. On a du mal à reprendre ensuite la vie lycéenne sans histoire de Fuuta, et lui-même a du mal à s’y faire. Plusieurs fois, après être revenu d’une réminiscence, il reste prisonnier de la personnalité de sa réincarnation quelques temps, et finit par avoir du mal à se rappeler de qui il est réellement.


Les histoires souvent tragiques des vies antérieures sont réellement très prenantes, et vous serez souvent pris par les émotions. Franchement, c’est un manga qui vaut le coup d’être lu et connu. La fin de l’histoire arrive à grand pas, et les arcs se font de plus en plus longs et intenses, au fur et à mesure que l’intrigue est révélée. Dans les prochains chapitres, on peut d’ailleurs s’attendre à voir d’ici peu la dernière vie, qui est en fait la première, celle de Fortuna, le responsable de la menace de mort qui plane sur le héros. (mais bon, c’est encore une fois un manga mensuel. Désolé.)

Voilà, c’est tout pour cette fois, à la prochaine o/

One thought on “Les Chroniques de Betshet #3

  1. Joli chronique, ça me donne envie de regarder les mangas que tu as présenté, sauf Spirit Circle que je dévore déjà depuis un moment et qui est vraiment incroyable :3. Sengoku Youko du même auteur est vraiment bien aussi.

    Superbe chronique encore une fois, vivement la prochaine :3.

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