Les Chroniques de Betshet #1

Salut à tous!

Éwi, c’est bien moi, Betshet, qui fait sa première chronique quelques mois après le début du site, pour causes de restrictions parentales et de confiscations de matériel informatique (snif T_T). Cependant, grâce aux vacances, je vais pouvoir rattraper mon retard \o/

Je ne vous ai pas encore dit en quoi consistait ma chronique. Pour ceux qui ne le savaient pas, j’avais l’habitude, il y a déjà quelque temps, de faire des chroniques sur un site de partage d’anime. J’ai fini par arrêter après une vingtaine de numéros, principalement pour cause de flemme. En fait, il m’est apparu après coup que je m’étais imposé des règles beaucoup trop strictes pour une chronique hebdomadaire, puisque je voulais sans cesse accomplir un travail de recherches, de documentation et de rédaction très conséquent, et que mon rythme était intenable sur le long terme.

Du coup, pour cette « new » chronique de Betshet, je vais partir sur quelque chose de beaucoup plus libre, sans date limite ou contraintes. Cela ne veut pas dire que j’écrirai n’importe quoi, attention, juste que je ne m’impose pas de quantité de mots ou de développement. Si un anime ou un manga me plaît ou non, je dis ce que j’en pense avec ce qui est nécessaire pour expliquer mon point de vue, rien de plus.

Bref, passons sans plus attendre à la première oeuvre que je traiterai dans ma chronique. Vous l’avez vu dans le titre, nous allons parler aujourd’hui de Assassination Classroom.

Assassination Classroom

Titre alternatif : Ansatsu Kyoushitsu

Auteur : Yusei Matsui

Date : Juillet 2012 – (en cours de publication)

Genres : psychologie, action, school life, surnaturel, comédie

Donc, Assassination Classroom, aussi appelé Ansatsu Kyoushitsu, raconte l’histoire d’un monstre tentaculaire à tête ronde, qui a détruit la Lune en quelques secondes, et défie la Terre entière de le tuer avant un an, sous peine de quoi il détruira la Terre également. Pour cela, il demande aux gouvernements du monde de lui confier une classe à laquelle il enseignera l’art de l’assassinat, dans le but ultime de sauver la Terre. Nous suivons donc Nagisa Shiota et ses camarades de classe tout au long de l’année scolaire, durant laquelle ils apprendront, petit à petit, les ficelles du métier d’assassin et les faiblesses de leur étrange professeur.

AC, c’est un shônen. Certes, on y parle d’assassinat, mais la réalité de la mort n’est que très peu présente, tout comme le sang. Ceux que l’on croyait morts reviennent seulement blessés, et les blessures ne sont jamais mortelles, bref, c’est du shônen. Toutefois, cela n’enlève en rien le fait que les étudiants devront, un jour où l’autre, tuer leur professeur. Or, ce monstre tentaculaire bizarre, on finit par s’y attacher, autant les personnages que les lecteurs. Il est drôle et effrayant à la fois, malin, maladroit, strict, pervers, sûr de lui, et il apparaît comme un être invincible, d’où le nom que lui ont donné les élèves, Koro-sensei (jeu de mot entre sensei, professeur, et korosenai, intuable). On découvre au fur et à mesure que l’année scolaire avance ses faiblesses cachées, des bribes de son passé, mais également à quel point il peut être fort ou faible, ses émotions et ses sentiments par rapport à ses élèves… En fait, Korosensei est un grand paradoxe : au début du manga, il paraît froid et sanguinaire (rappelons qu’il a promis de détruire la Terre), surtout avec les élèves qui se mettent eux-mêmes en danger dans l’unique but de le tuer, et donc l’envie de le tuer augmente, mais uniquement l’envie personnelle. C’est-à-dire que chaque élève essaie de le tuer dans son coin, dan le but d’obtenir l’argent de la récompense. Mais alors que les élèves commencent à apprécier leur professeur, cette froide envie de sang se transforme en une chaleureuse classe unie dans l’assassinat, avançant ensemble pour tuer le professeur qu’ils aiment tant. C’est vrai que dit comme ça, ça peut paraître étrange, mais le manga arrive très bien à retranscrire cette ambiance au sein de la classe.

Autre point de vue, les élèves. Le manga tout entier se déroule du point de vue de Nagisa Shiota, un élève androgyne (cela sera d’ailleurs sujet à quelques blagues durant le manga, certains élèves allant jusqu’à se demander si Nagisa est réellement un homme), et on découvre dans les premiers chapitres tous ses camarades de classe, avec certains chapitre centrés uniquement sur un seul personnage, pour développer sa personnalité et ses points forts dans l’assassinat. Prenons l’exemple d’une élève un peu timide, qui excelle dans la fabrication de poisons en tous genres, mais ne sait pas comment les faire avaler à Korosensei. Ou encore celui d’un binoclard intelligent mais peu populaire spécialiste dans la fabrication d’explosifs. Bref, tout le manga n’est pas centré sur Korosensei, on y trouve également beaucoup de thèmes secondaires intéressants. De plus, Nagisa, qui semle n’avoir, lui, aucune caractéristiques particulières ou de talent pour l’assassinat, va révéler au cours du manga son incroyable don… Mais je ne vous en dis pas plus.

Assassination Classroom, c’est un manga qui a tout compris. Si les chapitres peuvent paraître peu passionnants au début, ils gagnent en profondeur et en intensité tout au long du manga, et en fixant une limite à l’histoire, il permet d’accrocher le lecteur, qui attend de plus en plus fébrilement le grand dénouement, qui rassemblera alors tous les éléments, toutes les forces des élèves et les points faibles du professeur pour créer un plan complexe et intense. Tout comme One Piece, qui passe son temps à disséminer des indices et des pistes pour son grand final, AC sait parfaitement jouer avec le lecteur, il sait comment lui faire plaisir, comment le faire rire, le faire frissonner, et le passionner. Certes, le manga souffre encore de quelques points faibles, comme le dessin, parfois plutôt mauvais, mais à travers Korosensei et la notion d’assassinat, il arrive, dans une classe lycéenne normale, à installer un climat étrange et dérangeant qui rend ce manga incomparable. Bref, j’aime beaucoup Assassination Classroom.

Je ne vais pas m’étaler plus longtemps, même s’il y aurait encore des choses à dire dessus, et je vais terminer ici cette première chronique. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires, et à me donner des idées pour les futures chroniques o/

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